Drummondville

Dans cette page, on retrace brièvement l’histoire de la municipalité et on présente quelques données statistiques tirées de l’inventaire patrimonial réalisé en 2009. On peut également y indiquer les différentes actions de la municipalité en matière de patrimoine.

Histoire1

 

Fondation : 1815

Érection canonique : 2 juillet 1856 (paroisse Saint-Frédéric)
Érection civile :
12 juillet 1888
Origine du nom :
Le nom est donné en l’honneur de Sir Gordon Drummond, commandant des troupes britanniques pendant la guerre de 1812, puis gouverneur général du Bas-Canada en 1815 et en 1816.

Population 75 771 personnes

 

Les pionniers
Drummondville est fondée en 1815 par le major général britannique Frederick George Heriot, dans la lancée de la nouvelle politique de colonisation du gouvernement, qui suit la guerre américano-britannique de 1812-1814 et la démobilisation des régiments de Watteville, de Meuron et des Voltigeurs qu’il commandait. Heriot amène avec lui quelques soldats licenciés pour s’établir au bord de la rivière Saint-François, à l’endroit où les rapides bloquent la navigation et obligent les voyageurs à portager.

Le territoire bordant la rivière n’est pas vierge, mais encore très peu peuplé. Outre l’occupation occasionnelle de l’endroit par les autochtones, des colons anglais et français s’y sont établis grâce à l’octroi de terres par la Couronne après la Proclamation royale et l’arpentage des cantons entre 1792 et 1805. On compte, parmi ces pionniers, les familles Spicer, Lord, Menut, Chapdelaine, Cook, Lindsay et Wurtele.

Cet emplacement présente un intérêt économique certain, mais également un intérêt militaire, puisque Heriot a aussi la mission de contrer toute tentative d’invasion américaine par cette voie navigable. Constituant une colonie de militaires, les anciens soldats s’improvisent défricheurs et agriculteurs non sans peine. Même si Heriot ne ménage pas ses efforts pour s’assurer du bien-être de tous, les débuts de la colonie demeurent très difficiles et sa croissance est très lente. Après avoir constaté une immigration anglaise insuffisante, on ouvre les terres aux colonisateurs canadiens-français, qui deviendront rapidement majoritaires dans le comté.

Ce n’est qu’en 1874 que le petit établissement est érigé en village. Puis, il obtient le statut de ville en 1888, un titre un peu pompeux pour un patelin de 2 500 âmes qui s’apprête à subir un autre épisode de dépopulation.

L’économie
Ayant d’abord structuré son économie autour des richesses naturelles, avec une fonderie et une importante exploitation forestière, la ville change de visage à partir de 1915. En effet, en pleine période de guerre, la compagnie Aetna Chemical construit une usine de poudre à canon, qui emploiera jusqu’à 2 400 personnes. Avec le début du 20e siècle et grâce à l'apport de l'hydro-électricité, la vocation première de la ville change sensiblement. L'industrie prend définitivement le pas sur l'agriculture. Les industries de la soie et de la poudrerie ont été à la base du développement industriel de Drummondville. Elles ont fait place graduellement à l'industrie textile, surtout à compter de la décennie 1920, avec l'implantation de deux importantes industries, Dominion Textile et Celanese. Cette industrie s'avéra le moteur de l'économie locale et de la création d'emplois durant plusieurs décennies.

L'industrialisation provoque une croissance démographique importante entre 1920 et 1930, la population passant de 4 500 à 12 000 habitants. S'ensuit le processus de modernisation de la ville avec la construction de maisons, d'écoles, de trottoirs, de réseaux d'égouts et l'amélioration des rues.

Cette expansion se poursuit dans les années 1930. Devant un essor aussi important et dans un souci d'efficacité accrue, la Ville de Drummondville décide de regrouper ses services municipaux jusqu'alors disséminés sur le territoire. Elle procède en 1939 à la construction d'un nouvel édifice, soit celui de l'Hôtel de Ville, au 415, rue Lindsay. Après différentes modifications au fil des ans, cet édifice abrite encore de nos jours la mairie, la direction générale et les services administratifs.

Au cours des 40 dernières années, Drummondville a aussi vécu avec plusieurs municipalités voisines des regroupements municipaux profitables à l'ensemble de la collectivité. Le dernier en liste, survenu en 2004, a permis d'unifier Drummondville, Saint-Nicéphore, Saint-Charles-de-Drummond et Saint-Joachim-de-Courval, portant alors la population de Drummondville à plus de 70 561 citoyennes et citoyens, tournés vers l'avenir.

 

La création de parcs industriels, le développement de la PME, la situation géographique stratégique de Drummondville à l'intersection de grands axes routiers, la volonté des autorités municipales de mettre en place les conditions favorables au développement et le dynamisme des entrepreneurs ont provoqué une importante diversification de l'assise industrielle de Drummondville. Tous ces facteurs réunis ont favorisé l'éclosion de nouveaux secteurs d'activités qui assurent la vitalité économique de Drummondville. Depuis le début des années 2000, le développement du secteur manufacturier est très important. Qu'il s'agisse de la machinerie, du métal, des composantes électriques et électroniques, des matériaux composites, des plastiques et de produits issus de la haute technologie, voilà autant de secteurs qui témoignent de l'activité industrielle florissante de Drummondville et de la diversification de la structure industrielle. Et ces secteurs prennent sans cesse de l'expansion. Durant cette période, les entreprises de textiles ont réorienté leurs productions vers des niches plus prometteuses et demeurent partie prenante à la croissance.

 

La vie municipale

Première ville la plus peuplée au Centre-du-Québec, Drummondville compte 75 091 citoyens. À l'échelle provinciale, elle se situe au quatorzième rang des villes les plus populeuses. Le dynamisme de son milieu et le sens de l'initiative et de l'organisation de sa population ont maintes fois été démontrés.

En octobre 2011, la Ville procédait à la réouverture de son Centre culturel, devenu la Maison des arts Desjardins Drummondville. Rénovée au coût 22 millions de dollars, elle permet d'offrir des spectacles et des concerts de haut niveau. Véritable référence sur le plan architectural et acoustique, la Maison procure à la Ville de Drummondville un très large rayonnement, tant sur le plan économique que culturel. Au point de vue touristique, Drummondville a su développer des activités d'envergure internationale et possède des attraits exceptionnels qui font le bonheur de centaines de milliers de visiteurs chaque année.

Pour en savoir davantage sur cette ville, il suffit de consulter le www.drummondville.ca.

 

Patrimoine

 

Voici quelques statistiques tirées de l’inventaire patrimonial des trois secteurs fusionnés à la ville de Drummondville, soit Saint-Nicéphore, Saint-Joachim et Saint-Charles. Notons que pour la ville-centre, Drummondville, aucun inventaire patrimonial exhaustif n’est disponible. Des inventaires des bâtiments ont cependant été réalisés pour le centre-ville et le Carré Celanese. Vous pouvez contacter la Corporation Rues principales Drummondville pour plus d’informations et pour obtenir des données mises à jour. Dans cette section, on retrouve également les différentes actions de la Ville en matière de patrimoine.

 

Type et nombre de biens répertoriés dans chacun des secteurs de la ville.

Répartition selon le type de bien répertorié

Secteurs

Bâtiment principal

Bâtiment secondaire

Cimetière

Croix de chemin

Paysage et point de vue

Pont

Saint-Charles

30

1

0

0

0

0

Saint-Joachim

27

2

1

0

2

0

Saint-Nicéphore

22

6

2

0

0

0

Centre-ville

837 132

1

0

0

1

Total

 916

 141

 3

 0

 2

 1

 

Une cote2 est attribuée à chaque bâtiment principal et elle tient compte de l’intérêt architectural, patrimonial, culturel et historique du bâtiment.

Répartition selon la cote attribuée aux bâtiments principaux

 

Secteur Saint-Charles

MRC

Cote

Nombre

%

%

C

11

37 %

19 %

CC

8

27 %

44 %

BN

3

10 %

8 %

BB

3

10 %

2 %

CR

2

7 %

10 %

A

2

7 %

0 %

B

1

3 %

2 %

Répartition selon la cote attribuée aux bâtiments principaux

 

Secteur Saint-Joachim

MRC

Cote

Nombre

%

%

CC

13

46 %

44 %

C

5

18 %

19 %

CR

3

11 %

10 %

BN

3

11 %

8 %

BB

3

11 %

2 %

Répartition selon la cote attribuée aux bâtiments principaux

 

Secteur Saint-Nicéphore

MRC

Cote

Nombre

%

%

CC

13

54 %

44 %

C

8

33 %

19 %

BB

1

4 %

2 %

Répartition selon la cote attribuée aux bâtiments principaux

 

Secteur centre-ville

MRC

Cote

Nombre

%

%

CC

260

28 %

44 %

C

245

27 %

19 %

CR

121

13 %

10 %

BB

106

 12 %

2 %

BN

65

7 %

8 %

B

31

3 %

2 %

AA

15

2 %

0 %

A

2

0 %

0 %

 

L’année de construction est une information souvent difficile à obtenir parce que peu documentée au fils du temps. Nous avons donc indiqué, le cas échéant, une date approximative selon l’état actuel du bâtiment.

Répartition selon la date de construction

 

Secteur Saint-Charles

MRC

Période

Nombre

%

%

1901-1950

23

80

35,5 %

1851-1900

4

14

57,7 %

1800-1850

1

3

5, 3%

1951 et +

1

3

1,5 %

Répartition selon la date de construction

 

Secteur Saint-Joachim

MRC

Période

Nombre

%

%

1901-1950

15

60 %

35,5 %

1851-1900

8

31 %

57,7 %

1951 et +

2

8 %

1,5 %

1800-1850

0

0 %

5, 3%

Répartition selon la date de construction

 

Secteur Saint-Nicéphore

MRC

Période

Nombre

%

%

1901-1950

16

73 %

35,5 %

1851-1900

6

17 %

57,7 %

1800-1850

0

0 %

5, 3%

1951 et +

0

0 %

1,5 %

Répartition selon la date de construction

 

Secteur Centre-ville

MRC

Période

Nombre

%

%

1901-1950

639

77 %

35,5 %

1951 et +

156

18,7 %

1,5 %

1851-1900

38

5 %

57,7 %

1800-1850

1

0 %

5, 3%

 
En ce qui concerne la description stylistique, 23 styles ont été pré-identifiés. Ce sont des styles reliés essentiellement à l’architecture traditionnelle que l’on retrouve principalement en milieu rural. Lorsqu’un bâtiment mélange plusieurs styles et qu’il est difficile de l’associer à un style particulier, nous avons utilisé la catégorie « Autre ».

Répartition selon le style architectural

 

Secteur Saint-Charles

MRC

Style

Nombre

%

%

Autre

7

23 %

13 %

Vernaculaire américain

7

23 %

18 %

Québécois (Régency)

3

10 %

3 %

Courant cubique

3

10 %

4 %

Maison de colonisation

2

7 %

18 %

Vernaculaire boîte carrée

2

7 %

4 %

Géorgien

1

3 %

2 %

Renouveau classique

1

3 %

1 %

Colonial français

1

3 %

0 %

Industriel

1

3 %

0 %

Maison à mansarde

1

3 %

4 %

Répartition selon le style architectural

 

Secteur Saint-Joachim

MRC

Style

Nombre

%

%

Vernaculaire américain

10

36 %

18 %

Québécois (Régency)

4

14 %

3 %

Géorgien

3

11 %

2 %

Autre

2

7 %

13 %

Maison de colonisation

2

7 %

18 %

Vernaculaire boîte carrée

2

7 %

4 %

Pittoresque

1

4 %

1 %

Arts et métiers

1

4 %

1 %

Commercial utilitaire

1

4 %

2 %

Victorien

1

4 %

0 %

Répartition selon le style architectural

 

Secteur Saint-Nicéphore

MRC

Style

Nombre

%

%

Maison de colonisation

4

17 %

18 %

Pittoresque

5

21 %

1 %

Québécois (Régency)

1

4 %

3 %

Queen Ann

1

1 %

1 %

Vernaculaire américain

2

8 %

18 %

Vernaculaire boîte carrée

4

17 %

4 %

Colonial français

1

4 %

0 %

Courant cubique

2

8 %

4 %

Maison à mansarde

3

13 %

4 %

Répartition selon le style architectural

 

Secteur centre-ville

MRC

Style

Nombre

%

%

Autre

350

42 %

13 %

Vernaculaire boîte carrée

298

36 %

4 %

Vernaculaire américain

73

9 %

18 %

Courant cubique

60

7 %

4 %

Québécois (Régency)

21

3 %

3 %

Renouveau classique

11

1 %

1 %

Maison à mansarde

10

1 %

4 %

Géorgien

8

1 %

2 %

Industriel

4

0 %

0 %

Maison de colonisation

0

0 %

18 %

Colonial français

0

0 %

0 %

 

Il est possible de consulter la section Inventaire patrimonial de la MRC pour accéder au module de recherche qui permet d’en savoir davantage sur certains biens patrimoniaux répertoriés dans cette municipalité.

 

Actions en patrimoine

 

Depuis déjà une vingtaine d’années la Ville de Drummondville réalise différentes actions en matière de patrimoine, notamment par l’entremise de son Service d’urbanisme, de Commerce Drummond et, plus récemment, de son Service des arts, de la culture et de l’immigration.

 

Prix Mitchell

Initiative de la Corporation Rues principales (Commerce Drummond) et du Service de l'urbanisme de la Ville de Drummondville, la création des Prix Mitchell vise à orienter les gens vers le niveau d'excellence à atteindre pour la mise en valeur du patrimoine architectural et la revitalisation des quartiers centraux. De plus, la mise sur pied des Prix Mitchell se veut un incitatif pour favoriser la prise en main de leur quartier par les gens, qu'ils soient propriétaires, commerçants ou résidents. Ces prix, qui sont remis annuellement, viennent récompenser les meilleures interventions au cours de la dernière année.

 

L'appellation de ces prix est un hommage à William Mitchell, maire de Drummondville à la fin du 19e siècle et au début de 20e siècle et nommé au Sénat en 1904. C'est à lui que l'on doit la construction de la Maison Mitchell-Marchesseault, l'une des principales composantes du patrimoine architectural de Drummondville.

 

Six catégories sont jugées lors de la sélection pour la remise de ces prix. Ces catégories sont la rénovation résidentielle, la rénovation non résidentielle, la rénovation mixte (résidentielle et commerciale), la conservation, l'insertion et le recyclage.

 

Les qualités recherchées lors de l'évaluation des rénovations résidentielles sont le respect de l'enveloppe (volumétrie originale, matériaux, détails architecturaux, etc.), la qualité de l'intégration des nouveaux éléments avec le bâtiment et son environnement et l'apparence générale des lieux. Pour les rénovations commerciales, les qualités recherchées sont aussi le respect de l'enveloppe et la qualité de l'intégration des nouveaux éléments avec le bâtiment et son environnement mais on y ajoute les critères d'aménagement des vitrines et la qualité et l'intégration de l'affichage (enseigne).

 

Les prix décernés pour chacune des catégories sont des plaques de bronze qui sont apposées sur les bâtiments. Ces prix symboliques expriment la reconnaissance de la qualité des interventions. Pour plus d’informations, il suffit de consulter le www.drummondville.ca/commerces-industries-et-tourisme/prix-mitchell

 

Programme de subvention à la rénovation (non diponible en 2016)

Initié par le gouvernement du Québec, le programme municipal de revitalisation a pour objectif de favoriser la réalisation de travaux de mise en valeur du caractère patrimonial du cadre bâti.

 

Ce programme de subvention a été mis sur pied conjointement par la Ville de Drummondville et la Société d'habitation du Québec. Il a pour but de rénover les bâtiments en utilisant des techniques et des matériaux reproduisant le style d'origine et d’offrir une cure de rajeunissement.

 

Les principaux travaux admissibles :

 

La rénovation de la façade principale donnant obligatoirement sur une voie publique et la(les) façades secondaire(s) (située(ées) à plus de vingt (20) pieds du mur du bâtiment voisin) donnant sur une voie de circulation publique, un parc, un espace vert, une place publique ou une aire de stationnement publique, et ce pour les éléments suivants :

  • La restauration ou le remplacement du revêtement extérieur (matériaux nobles : pierre, brique et clin de bois) de la(des) façade(s);
  • La restauration de la toiture d'origine ou son remplacement;
  • L'entretien, la réparation, la reconstitution ou l'ajout de couronnements (corniche, parapet);
  • La restauration ou le remplacement des portes et fenêtres existantes;
  • La rénovation et la restauration des éléments de saillie (galeries, balcons, entablements, tourelles, oriels et escaliers extérieurs).
  • La rénovation ou la démolition de bâtiment accessoire attenant au bâtiment principal.

 Les critères d'admissibilité sont :

  • Le bâtiment doit avoir été construit avant 1976 dans les secteurs sélectionnées;
  • Le bâtiment hors secteur doit avoir été construit avant 1930 (preuves à fournir par le propriétaire);
  • Les travaux doivent être exécutés par un entrepreneur détenant la licence appropriée de la Régie du bâtiment du Québec;
  • Les travaux doivent être réalisés sur au moins deux éléments de la façade principale (revêtement et/ou ouvertures et/ou éléments de saillie et/ou ornementations) en plus d'atteindre 7 500 $ de travaux. -Les coûts reliés à la conception et à la réalisation des plans et devis des travaux admissibles, effectués par un technicien en architecture ou un architecte, sont défrayés à 50 %, jusqu'à concurrence de 750 $ pour la façade principale.
  • Le coût des travaux admissibles ne peut excéder 20 000 $ pour la façade principale dans la catégorie rénovation, pour une aide maximale de 30 000 $ par bâtiment.

 

Parcours Souvenance

Le Parcours Souvenance a été réalisé afin de faire connaître l'histoire de la ville, mais aussi pour y découvrir notre vie sociale, nos lieux mythiques et nos espaces verts. Découvrez les événements, les lieux et les bâtiments principaux ayant forgé l'histoire de la ville de Drummondville. Des centaines d'images et d'histoires captivantes vous feront voyager dans le temps, rappelant les faits et les moments importants de notre passé. 31 panneaux d'interprétation sont installés dans toute la ville et certains du centre-ville sont accompagnés de capsules audio-visuelles pour un trajet en baladodifusion.

 

Pendant l'été, des baladeurs avec écouteurs et plans repères sont disponibles gratuitement pour les gens qui désirent faire le parcours. Si vous possédez un téléphone intelligent assez récent et connecté à internet, vous pouvez également écouter les capsules directement sur votre appareil intelligent.

 

Pour plus d’informations, il suffit de consulter le www.drummondville.ca/culture-loisirs-et-sports/culture/patrimoine/parcours-souvenance.

 

Domaine Trent – Centre de diffusion du patrimoine

Le manoir Trent est devenu, en juillet 2012, le Domaine Trent, centre de diffusion du patrimoine. Cette nouvelle dénomination du lieu vise à mettre en valeur de façon optimale ce joyau du patrimoine bâti de Drummondville. Présenté en différentes facettes, le centre met en vedette une famille pionnière de la région, la famille Trent.

 

Le nouveau concept permet maintenant aux gens de visiter le Domaine de l’extérieur. En effet, un court sentier a été aménagé tout autour de la maison où cinq panneaux d’interprétation historique racontent les faits et anecdotes vécus à l’époque des Trent.

 

Deux guides interprètes sont présents pendant la période estivale. Des visites guidées sont offertes en solo ou en groupe et sont gratuites. Des aires de détente et de pique-nique sont aménagées près des grands arbres à proximité du nouveau stationnement derrière la grange.

 

Le lieu offre aussi une exposition permanente à l’intérieur du bâtiment principal. En plus de quelques meubles et artefacts ayant appartenu aux Trent et à leurs descendants, une nouvelle exposition attirera l’attention dans la pièce principale de la maison. Intitulée « Histoire et vie,  La famille Trent,» cette exposition présente les gens qui ont habité la maison de 1837 à 1963 allant de Drummondville jusqu’aux États-Unis.  Une deuxième ligne de temps permettra aux visiteurs d’intégrer la vie de cette famille pionnière aux grands événements qui ont marqué la ville et la région. Ce concept – Histoire et vie – permettra aux gestionnaires du centre de diffusion de présenter aux visiteurs une famille pionnière différente à chaque cinq ans, rendant ainsi dynamique et accessible l’histoire des familles qui ont peuplé et développé Drummondville.

 

Avec l’ouverture officielle du centre de diffusion du patrimoine, la Ville de Drummondville redonne à tous l’accès à ce lieu en respectant sa vocation première qui est de mettre en valeur le patrimoine domestique ou familial. Rappelons que l’ensemble du projet Domaine Trent, centre de diffusion du patrimoine est une production du Service des arts, de la culture et de l’immigration de la Ville de Drummondville, en collaboration avec la Société d’histoire de Drummond. Pour plus d’informations, il suffit de consulter le www.drummondville.ca/culture-loisirs-et-sports/culture/patrimoine/domaine-trent.

 

Visite des deux églises du centre-ville

 

Basilique Saint-Frédéric

Construite en 1822 sur un lot offert par le fondateur de Drummondville Frederick George Heriot, la première église est démolie en 1879 pour faire place à une église plus vaste. Cette deuxième église (située sur la place Saint-Frédéric, sa façade orientée vers l’est) est la proie des flammes en 1899. On construit la troisième église sur le site de la première, à l’emplacement actuel et l’aménagement est complété en 1907. Le 25 décembre 1921, après les Vêpres, cette troisième église est aussi incendiée. Seuls les fondations et les murs de maçonnerie résistent à l’élément destructeur. À l’intérieur, rien n’est sauvé hormis les Saintes-Espèces (le pain et le vin consacrés lors de l’eucharistie). La décoration intérieure et le mobilier de l’église Saint-Frédéric doivent leur remarquable beauté à l’utilisation généreuse des matériaux les plus nobles, soit le marbre et le bois de chêne blanc. L’orgue, de grande facture, l’abat-voix et le retable finement sculptés, de même que les verrières signées Guillaume-Ernest Pellus, constituent les éléments les plus frappants d’un ensemble intérieur sobre et vrai.

 

Église St. George

Érigée en 1855, l’église anglicane St. George est le plus vieil édifice institutionnel de Drummondville. Vous y découvrirez une architecture au cachet mystérieux, amplifiée par les nombreux arbres plus que centenaires sous lesquels reposent les pionniers ainsi que le fondateur de Drummondville, Frederick George Heriot (1786-1843).

 

L’église St. George actuelle est la troisième de son histoire, la première ayant été localisée en bas de la rue Heriot, dans une des trois baraques de La Place d’Armes. C’est en 1821 que l’édifice fut dédié à saint George, vraisemblablement d’après le nom du fondateur de la ville, Frederick George Heriot. Le second temple, en usage de 1823 à 1855, était construit sur le site du cimetière actuel. Il fut remplacé par l’église que l’on connaît maintenant dont la construction débuta en 1855. Un incendie détruisit partiellement l’édifice religieux le 3 mai 1863, dont il ne subsista que les murs extérieurs, le clocher et quelques vitraux. La reconstruction du temple néo-gothique s’est effectuée entre 1864 et 1866 grâce, notamment, à la générosité de plusieurs paroissiens et mécènes parmi lesquels figure R.N.Watts, cousin et héritier du major-général Heriot, qui fut député du comté de Drummond entre 1841 et 1851.

 

Les visites se déroulent durant le période estivale au 276, rue Heriot. Pour des informations supplémentaires, il suffit de consulter le www.drummondville.ca/culture-loisirs-et-sports/culture/patrimoine/visite_eglises.

 

 1 Le texte historique est issu de deux sources, soit la Société d’histoire de Drummond et le site web de la Ville de Drummondville.

 2 Signification des cotes :

A : Intérêt patrimonial exceptionnel reconnu

AA : Intérêt patrimonial exceptionnel

B : État très proche de l’original, intérêt historique et/ou culturel

BB : État très proche de l’original, sans intérêt historique et/ou culturel

BN : État très proche de l’original, sans intérêt architectural

C : Ayant subi des altérations mineures, mais modèle original identifiable

CC : Ayant subi des altérations majeures, mais modèle original identifiable

CR : Ayant subi des altérations majeures, sans respecter le caractère original

D : En rupture (ne respecte pas l’environnement architectural) à conserver

E : En rupture (ne respecte pas l’environnement architectural) à recycler